Touché par les Tweets de Biya, Messanga Nyamding parle aux Camerounais, voici les détails!

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Pascal Messanga Nyamding semble avoir été touché par les multiples tweets du Président de la République. L’enseignant à l’IRIC (Institut des Relations Internationales du Cameroun) a publié une tribune libre le 13 mai 2019, à travers laquelle, il exhorte les Camerounais à se pardonner.

Après avoir rappelé la situation socio-ethnique avant la colonisation, le militant et membre du Comité central du RDPC (Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais, au pouvoir) déplore la situation sociopolitique qui prévaut dans notre pays aujourd’hui. «La guerre dans les régions du Nord-Ouest, du Sud-Ouest et la destruction des ambassades en sont indéniablement des preuves palpables et probantes, démontrant que le Vert Rouge Jaune s’apparente désormais à la barbarie et à la violence. Certains à l’extérieur sont fiers de leur statut de diasporé aux pays des blancs. En même temps, ils font en mondo vision pipi sur le portrait de leur Chef d’État», regrette Messanga Nyamding.

«Être camerounais de nos jours n’est plus une exception séduisante sur la scène internationale: les camerounais ne critiquent plus le mal, ils détruisent le bien et distraient l’opinion par le flou. En guise d’illustration, huit camerounais sur dix ont une fois au moins été victimes des kalachnikovs des réseaux sociaux. Si ces rafales tuaient, le Cameroun n’existerait plus et on serait tous morts», pense l’universitaire.

Pour le politologue, «cet état de fait nécessite que les Camerounais se regardent en face en sortant de la dualité qui oppose en ce moment les extrémistes du pouvoir et ceux de l’opposition. Marchons désormais sur les traces du pardon initié par le Président Paul Biya qui a été réélu par la majorité des Camerounais aux dernières élections du 7 octobre 2018».

Messanga Nyamding estime «qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire, voilà pourquoi le Premier Ministre Joseph Dion Ngute a déclaré ce vendredi 10 mai 2019 à Bamenda que le Gouvernement est prêt à discuter de tout sauf de la sécession. Cette initiative est un projet de réconciliation nationale louable qu’aucun camerounais apaisé ne doit rejeter».

Pour ce faire, il reconnait que deux exigences s’imposent à tous les Camerounais: «Intégrer un dialogue inclusif; Apprécier dans quelle mesure les membres du consortium et ceux du MRC incarcérés pour des infractions de droit commun indiscutables et avérées, devraient être libérés».

L’intégralité, ci-dessous:

Ensemble, sortons le Cameroun de l’emprise des radicaux extrémistes au nom de la main tendue du Président Paul Biya, LE MENDIANT DE LA PAIX.

Le Cameroun est un État multi-ethnique. Cela signifie que chaque tribu peut se constituer en nation (le Cameroun en compte environ 250 regroupées en quatre aires culturelles nationales réparties sur 10 régions administratives, 58 départements et 360 communes). Le Cameroun pré-colonial, c’est-à-dire avant la colonisation comptait quatre aires culturelles homogènes structurées en micro-états qu’étaient: premièrement le Sawa Land, constitué des actuelles régions du Sud-Ouest, du Littoral, y compris le département du Nyong Ekelle de la région du Centre. Deuxièmement, le Béti Land, qui regroupait sans le Nyong-Ekellé, les régions actuelles du Centre, du Sud avec une partie de l’actuel département du Wole Ntem au Gabon, toute l’actuelle Guinée Équatoriale et toute la région actuelle de l’Est. Troisièmement le Grassfield Land qui regroupait les régions actuelles de l’Ouest sans le Noun et l’actuelle région du Nord-Ouest. Quatrièmement enfin le Tikar Sahélo Sahélien Land qui regroupait l’actuel département du Noun, les régions de l’Adamaoua, du Nord et de l’Extrême Nord actuels du Cameroun. Puis, vint la colonisation allemande en 1884 et les statuts de mandat et de tutelle Franco-britannique de 1916 qui explosèrent ces grandes aires géo-culturelles de nos ancêtres donnant ainsi naissance aux francophones et aux anglophones. Ces quatre grandes aires sont de nos jours susceptibles de reconstituer une fédération des états du Cameroun post-colonial.

Ainsi, tendre la main ne signifie pas que l’État camerounais actuel est affaibli ! Tendre la main et pardonner signifie au contraire que chaque aire culturelle a ses partisans. L’État ayant lui aussi des partisans, le Président Paul Biya a vite compris que nous nous exposons tous au repli identitaire de survie et à l’implosion si nous ne nous pardonnons pas. Car toutes les minorités au Cameroun peuvent mener sur leurs territoires des résistances armées à l’exemple de ce que font les “ambazoniens” dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Alors le Pardon n’est ni une faiblesse, ni une capitulation, mais une prise de conscience de la nécessité de vivre ensemble dans un Cameroun qui se porte mal ! Mais alors très mal du fait de ses enfants.

Notre pays le Cameroun n’est plus exceptionnel. Il y a quelques années les camerounais étaient respectés partout dans le monde; aujourd’hui leur masque est tombé! Jadis les camerounais maltraitaient leurs femmes, les abandonnaient avec enfants, battaient le record d’enfants sans pères, se distinguaient en Afrique par l’émergence de “Feymen”, par la banalisation de la prostitution et de l’alcoolisme etc. Aujourd’hui, à visage découvert ils s’entretuent entre eux, quelle honte! Champion du monde en Afrique de la pédérastie, de la pédophile, de l’inceste, de la tropicalisation satanique des cercles ésotériques classiques et religieux, de l’infidélité, des comportements sexuels démoniaques, ils continuent à s’autodétruire eux-mêmes.

La guerre dans les régions du Nord-Ouest, du Sud-Ouest et la destruction des ambassades en sont indéniablement des preuves palpables et probantes, démontrant que le Vert Rouge Jaune s’apparente désormais à la barbarie et à la violence. Certains à l’extérieur sont fiers de leur statut de diasporé aux pays des blancs. En même temps, ils font en mondo vision pipi sur le portrait de leur Chef d’État.

Être camerounais de nos jours n’est plus une exception séduisante sur la scène internationale: les camerounais ne critiquent plus le mal, ils détruisent le bien et distraient l’opinion par le flou. En guise d’illustration, huit camerounais sur dix ont une fois au moins été victimes des kalachnikovs des réseaux sociaux.

Si ces rafales tuaient, le Cameroun n’existerait plus et on serait tous morts. Si nous ne nous ressaisissons pas, ce qui est arrivé au deux régions anglophones du pays peut se répandre dans les huit autres régions. Un tel scénario tendancieux amènerait les camerounais à devenir des apatrides et personne n’en sortirait vainqueur. Comment pouvons-nous aimer le Cameroun et promouvoir la guerre, le vol, l’arrogance, la corruption, l’injustice dans tous les champs sociaux ainsi que les détournements de fonds aussi bien dans les secteurs publics que privé? Dans leur majorité les camerounais de réputation sont devenus de grands faussaires, des escrocs sans foi ni loi.

Cet état de fait nécessite que les camerounais se regardent en face en sortant de la dualité qui oppose en ce moment les extrémistes du pouvoir et ceux de l’opposition. Marchons désormais sur les traces du pardon initié par le Président Paul BIYA qui a été réélu par la majorité des camerounais aux dernières élections du 7 octobre 2018. Notre objectif est de montrer qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire, voilà pourquoi le Premier Ministre Joseph Dion Ngute a déclaré ce vendredi 10 mai 2019 à Bamenda que le Gouvernement est prêt à discuter de tout sauf de la sécession. Cette initiative est un projet de réconciliation nationale louable qu’aucun camerounais apaisé ne doit rejeter.

Pour moi, c’est une intention présidentielle qui redessine les chemins de l’espoir. Elle détruit les velléités de la haine manifeste portée par les pyromanes du tribalisme. C’est pourquoi nous devons diluer dans le consensus national les zones de non droit dans le dialogue. A cet effet, deux exigences s’imposent à tous camerounais sérieux épris de paix:

1 – Intégrer un dialogue inclusif;

2 – Apprécier dans quelle mesure les membres du consortium et ceux du MRC incarcérés pour des infractions de droit commun indiscutables et avérées devraient être libérés.

Ces deux déterminants mettraient ainsi en exergue LA FORCE DE L’AMOUR en lieu et place de l’amour de la force entre nous camerounais. C’est certainement là l’objectif fixé par notre Chef de l’État, qui ne rêve que d’une chose «être celui qui a légué au Cameroun la démocratie et la prospérité»: ce n’est vraiment pas trop tard pour mieux faire! Ses multiples tweets en sont des preuves archivables, témoignant de sa volonté de rebâtir un Cameroun réconcilié. J’implore vivement la compréhension de tous les compatriotes pour que notre pays le Cameroun qui est sans aucun doute déjà fort, soit davantage plus fort.

Source: cameroon-info.net

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