Cette révélation a été faite ce soir par la journaliste Carole Yemelong sur Canal 2 hier dimanche. Elle citait le nouvel ambassadeur Christophe Guilou. Ayant présenté ses lettres de créances au président Biya il y’a moins d’un mois, le nouveau chef de la mission diplomatique française au Cameroun était à l’ouverture et la clôture du fameux GDN tenu à Yaoundé cette semaine, du 30 septembre au 4 octobre dernier.

L’accélération des événements de ces derniers jours (convocation et tenue du Dialogue national; libération partielle des détenus anglophones et du leader du MRC et alliés, etc.) aurait-elle un lien avec ce calendrier diplomatique franco-camerounais ? Par exemple préparer, entre autres, un rendez-vous avec le président Macron des moins tendus!?

L’on sait en effet que ce dernier et son gouvernement notamment le ministre des affaires étrangères et de l’Europe, Yves Le Drian repercutant les interpellations des parlementaires français, européens et des sociétés savantes internationales, n’ont cessé d’appeler le président Camerounais outre à organiser un dialogue inclusif, à libérer les militants anglophones et ceux de l’opposition politique notamment du MRC.

Histoire d’apaiser le climat socio-politique

Soucis de Bolloré au Port de Douala

Par ailleurs, il y a les soucis du groupe Bolloré relatif à la perte annoncée de la gestion et l’exploitation du terminal à conteneurs (TAC). Le processus de l’adjudication de la concession lancé il y a un peu plus d’un an est actuellement dans sa phase décisive et terminale. Depuis bientôt un mois, le magnat français de la logistique ne digère que modérément son déclassement de cette infrastructure portuaire manifestement stratégique et très rentable. Un nouvel opérateur lui a été préféré.

Or l’on se souvient encore aujourd’hui, comme si c’était hier que c’est à l’issue d’un tête-à-tête en juillet 2015 entre le président Biya et François Hollande, son homologue français de l’époque, que le groupement conduit par Bolloré, pourtant disqualifié aux phases de l’analyse des offres par la Commission technique, pour la concession du terminal à conteneurs du port de Kribi, fut déclaré adjudicataire en 2015. Sur une décision essentiellement politique selon un communiqué du premier ministre de l’époque Philemon Yang. L’histoire se répètera-t-elle alors que le port autonome de Douala a officiellement retenu récemment l’opérateur italo-suisse TIL pour remplacer Dit, opérateur concessionnaire appartenant au consortium Bolloré – Apmt opérateur depuis de 2005 du TAC. Le PAD se propose même d’installer le nouveau concessionnaire dès janvier 2020. Ambiance d’autant que dans une lettre fuitée il y a 2 semaines, le groupe Bolloré a directement interpellé le président Biya pour arbitrage.

source:https://www.cameroonweb.com/CameroonHomePage/NewsArchive/Comment-Biya-a-utilis-Kamto-pour-obtenir-une-rencontre-avec-Macron-473480

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